Axis & Allies Naval Miniatures

LE FORUM
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Dossier Technique] La tourelle.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Amiral Isoroku Yamamoto
Contre-Amiral
Contre-Amiral


Nombre de messages : 1131
Age : 43
Localisation : IJN Akagi
Date d'inscription : 27/04/2007

MessageSujet: [Dossier Technique] La tourelle.   Mer 2 Mai - 21:33

Une Tourelle est un dispositif, placé sur un véhicule ou une installation fixe militaire, qui permet d'orienter en site, l'armement qu'elle porte, tout en maintenant ce dernier sous une protection. Elle se distingue de la barbette,qui a la même fonction par le fait , que la protection de la tourelle est mobile et peut s'étendre même au toit, alors que dans une barbette, le blindage est fixe, et l'arme est forcément, à ciel découvert. Il existe de nombreux type de tourelle, dont le mouvement peut être manuel ou motorisé, certaines peuvent même être entièrement automatisées, ne requérant pas la présence de servants pour les armes qu'elle contient. La gamme d'arme embarquée dans des tourelles va de la mitrailleuse, à des pièces d'artillerie, de plusieurs dizaines de centimètres de calibre.





Usage naval


La tourelle s'impose dans les marines de guerre, avec l'augmentation du calibre et de la masse des pièces d'artillerie. Le nombre des canons de chaque navire, doit alors être réduit, pour conserver la stabilité sur l'eau, et il convient d'utiliser ceux ci, de la façon la plus efficace possible, en augmentant leur champ de tir. Un des premiers exemples de navire équipé d'une tourelle est le Monitor, utilisé pendant la guerre de sécession, il est suivi par le HMS Capitain de Cowper Phipps Coles, en 1869, qui lui est le premier navire de haute mer à utiliser une artillerie en tourelle. Cependant, peu de temps après sa mise en service, le 7 septembre 1870, le Capitain chavire, démontrant que l'emploi de tourelles et de voiles, sont difficilement compatibles. Les Britanniques régleront le problème en abandonnant la propulsion à volie, dés 1871, avec les deux navires de la classe Devastation. À la fin du XIXe siècle, l'emploi de la tourelle s'impose sur les plus grosses unités des marines de guerre, comme les navires de ligne ou les croiseurs cuirassés, les unités plus légères, comme les croiseurs protégés et les torpilleurs, restant encore longtemps dotés d'un armement sur pivot, protégé par un simple bouclier, qui est plus rapide à pointer et plus léger.
Sur la plupart des navires, les canons équipant les tourelles sont encore à chargement par la bouche, mais la généralisation du chargement par la culasse, va permettre l'augmentation de la cadence de tir, tout en maintenant les servants à l'abri, lors du service de la pièce. Cependant, les obus de plus en plus lourds nécessitent souvent des machines à charger, qui obligent encore à ramener la pièce à une certaine position de hausse, voire de site, pour introduire la munition, ce retarde d'autant l'ouverture du feu. Par la suite, on développera des mécanismes solidaires du canon, ce qui rendra possible le chargement dans n'importe quelle position.

tourelle quadruple de 380 mm des Richelieu et Jean Bart








  • Key


  1. Platform deck
  2. Shell room
  3. Lower deck
  4. Magazine
  5. Middle deck
  6. Trunk
  7. Main deck
  8. Barbette
  9. Working Chamber
  10. Upper Deck
  11. Roller path
  12. Cradle
  13. Gunhouse


Usage aérien


Les premiers armements aériens orientables, furent d'abord montés sur des pivots, mais on passa rapidement à l'utilisation d'arme sur rail circulaire, permettant au servant de meilleurs champ de tir. La vitesse des avions augmentant, le besoin de protéger l'équipage des éléments et d'améliorer l'aérodynamisme des appareils, poussa à couvrir ces tourelles non protégées par des vitrages, qui par la suite devinrent blindés pour fournir un peu de protection, aux mitrailleurs. La rotation, tout d'abord manuelle de la tourelle, devint électrique, comme la masse à mouvoir augmentait. L'évolution suivante, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, fut l'emploi de dispositifs de télécommande, qui dispensait le servant de se trouver en tourelle, à coté de l'arme, et permettait de le placer bien à l'abri, dans un compartiment présurisé.
L'armement orientable en tourelle, fut généralement employé sur les aéronefs lourds, incapable du fait de leur faible manoeuvrabilité,de pointer rapidement un armement fixe contre un objectif. La vocation de ce type d'armement est donc plutôt défensive, quelques tentatives réalisées pour utiliser la tourelle offensivement, se révélèrent peu réussies, comme le Paul Bouton Defiant par exemple, le démontra. En effet, le montage fixe de l'armement permettait d'économiser beaucoup de masse, qui était mieux employée, à améliorer la capacité de manœuvre de l'avion, ou la puissance de son armement. De plus, l'emploi de tourelles, nécessitait des avions multiplaces et donc plus lourds, et posait de nombreux problème de coordination entre le tireur et le pilote.

Les tourelles et les canons

Alors que construire un gros cuirassé peut prendre trois à quatre ans, la construction de leurs tourelles est encore plus longue et doit être entamée à l'avance. Le problème était tellement vrai que certains bateaux ont été construits autour de tourelles qui avaient été prévues pour des navires non achevés ou reconvertis en cours de construction (les tourelles du porte-avions Furious, prévu comme croiseur de bataille au cours de la première guerre mondiale, équipaient le monitor Abercrombie au cours de la seconde guerre mondiale).
L'avantage des gros canons est essentiellement la portée. C'est pour cette raison que l'inflation des calibres de cuirassés monta jusqu'aux monstrueux 457 mm des Yamato japonais.
Combien de canons monter dans une tourelle ? Pendant la seconde guerre le nombre alla de un (solution standard sur les destroyers et sur certains croiseurs légers anciens) à quatre (le cuirassé français Richelieu par exemple). L'avantage des grands nombres était un gain de poids total. Ajouter un canon supplémentaire dans une tourelle coûte moins cher et pèse moins lourd que de construire une tourelle supplémentaire complète. Le nombre moindre de tourelles permet en outre de raccourcir le navire, d'où un nouveau gain de poids et de coût. On pourra installer huit canons en deux fois quatre, plutôt que six en trois fois deux.
Si l'on ne monta jamais au delà de quatre et que sur les gros navires trois fut le compromis assez général, c'est parce que le gain de place et de coût était chèrement payé en vulnérabilité et en complexité (et donc en pannes). Si un impact mal placé met hors de combat une tourelle, il est préférable de ne perdre que deux ou trois canons, plutôt que quatre, ce qui est souvent la moitié de l'artillerie du navire. Si les tourelles sont regroupées ensemble (comme c'était le cas sur les croiseurs de bataille et cuirassés français), un seul impact aurait pu mettre hors de combat toute l'artillerie d'un gros navire.
Le rechargement des tubes n'est pas manuel (un obus de 406 mm pèse une tonne). Il faut aider la main de l'homme d'une série d'appareillages pour monter l'obus de la soute, puis le charger dans le tube dans l'espace confiné d'une tourelle. Quand quatre canons doivent être chargés en même temps, c'est moins une multiplication par quatre qu'une mise à la quatrième puissance de la complexité des appareillages et des risques de pannes, particulièrement mal venu au cours du combat où chaque seconde compte pendant des heures.
Un deuxième inconvénient des tourelles multiples, au moins pour les plus petits calibres, est la vitesse de rotation. Les canons des destroyers américains et japonais de la Seconde Guerre Mondiale étaient à double usage: antinavires et antiaérien. Pour abattre un avion défilant à plusieurs centaines de kilomètres heure, les tourelles doivent pouvoir suivre et même précéder la trajectoire des attaquants.




Une des tourelle du Yamato: Elle pesait à elle toute seule aussi lourd qu'un destroyer

Plus la tourelle est lourde, moins elle sera capable de remplir sa mission. (une tourelle triple de 457 mm du Yamato pesait 2500 tonnes, soit le poids d'un destroyer !).
Une dernière variable pour comprendre l'efficacité de l'artillerie d'un navire: la conduite de tir (ou la visée). Le plus difficile à appréhender dans un combat au canon est la distance exacte entre vous et l'adversaire. Toucher un objectif de quelques centaines de mètres de long à vingt ou trente kilomètres de distance n'est pas évident. Jusqu'à l'avènement de l'électronique, les télémètres (instrument de mesure de la distance) étaient optiques (système de triangulation: connaissant la longueur du télémètre, on calculait la distance grâce à l'angle des miroirs à leur bout qui étaient orientés de manière à percevoir ensemble l'objectif visé. Les télémètres sont très visibles sur les photos des tourelles et des mâts des navires de la seconde guerre).
Deux systèmes de conduite de tir existaient côte à côte: le système centralisé, où toutes les tourelles obéissaient au commandant du navire installé sur le point le plus élevé du navire (un mât) et utilisant les indications d'un grand télémètre plus précis et visant plus loin. Cette façon de faire était la plus efficace, mais elle dépendait des lignes de transmission sur le navire et de la santé du commandant, placé dans une position assez vulnérable (malgré les plaques de blindage en général plus épaisses autour du poste de conduite de tir que partout ailleurs sur le navire).
La deuxième méthode mettait à contribution les télémètres et le chef de tourelles, qui tiraient chacune pour leur compte. Méthode moins précise, utilisée si le poste central était mis hors de combat. Même l'altitude des télémètres pouvait poser un problème: les embruns bouchaient facilement la vue d'instruments optiques à peine plus haut que les ponts, alors qu'un télémètre au sommet d'un mât gardait sa visibilité en toutes circonstances. La fumée émise par les cheminées pouvait par contre parfois gêner la vue d'un télémètre central, obligeant parfois les ingénieurs à réaménager les cheminées au cours de travaux de modernisation de certains navires.
A partir du milieu de la guerre, le radar commence à supplanter les système optiques. L'oeil électronique (quand il n'est pas en panne) donne des indications de distance et de gisement plus précises que l'oeil humain. Il fallu néanmoins attendre la fin de 1943 pour que les radars américains puissent battre les guetteurs japonais. Plusieurs fois au cours de l'année, les champions japonais eurent plus d'acuité et de promptitude que leurs congénères.

Source: http://www.lemairesoft.happyhost.org/ship/edito/1964.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tourelle
Photo additionnelle: http://www.history.navy.mil/branches/org11-2.htm

_________________




Tora ! Tora ! Tora !!!

Un jeu à la con:
http://lepsychopat.labrute.fr


Dernière édition par le Jeu 3 Mai - 0:32, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dod
Amiral
Amiral


Nombre de messages : 518
Age : 47
Date d'inscription : 02/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Mer 2 Mai - 21:36

excellent ! applaudir
J'ai savouré ton post ligne par ligne ! bravo
tu cartonnes merci

Dod
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://aa-naval-miniatures.forum2jeux.com
Amiral Isoroku Yamamoto
Contre-Amiral
Contre-Amiral


Nombre de messages : 1131
Age : 43
Localisation : IJN Akagi
Date d'inscription : 27/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Mer 2 Mai - 21:37

Heu... en 3 minutes ?

_________________




Tora ! Tora ! Tora !!!

Un jeu à la con:
http://lepsychopat.labrute.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dod
Amiral
Amiral


Nombre de messages : 518
Age : 47
Date d'inscription : 02/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Mer 2 Mai - 21:42

et oui ! c'est sans doute dur a croire mais je lis très vite :)

Dod
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://aa-naval-miniatures.forum2jeux.com
Amiral Isoroku Yamamoto
Contre-Amiral
Contre-Amiral


Nombre de messages : 1131
Age : 43
Localisation : IJN Akagi
Date d'inscription : 27/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Mer 2 Mai - 21:44

J'ai apprécié l'animation... et j'ai voulu faire un post dessus...

Plus tard je passerai aux torpilles...

_________________




Tora ! Tora ! Tora !!!

Un jeu à la con:
http://lepsychopat.labrute.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
corto_maltese
Second Maître 1ère classe
Second Maître 1ère classe


Nombre de messages : 87
Age : 29
Date d'inscription : 02/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Jeu 3 Mai - 0:29

mmh le problème c'est qu'il manque la légende de l'image animée Crying or Very sad

très bon article sinon!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral Isoroku Yamamoto
Contre-Amiral
Contre-Amiral


Nombre de messages : 1131
Age : 43
Localisation : IJN Akagi
Date d'inscription : 27/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Jeu 3 Mai - 0:33

corto_maltese a écrit:
mmh le problème c'est qu'il manque la légende de l'image animée Crying or Very sad

très bon article sinon!

J'ai mis la légende en anglais, je la traduirais correctement (si je peux) plus tard...

Merci de me l'avoir dir ;)

_________________




Tora ! Tora ! Tora !!!

Un jeu à la con:
http://lepsychopat.labrute.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
corto_maltese
Second Maître 1ère classe
Second Maître 1ère classe


Nombre de messages : 87
Age : 29
Date d'inscription : 02/04/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Jeu 3 Mai - 11:23

ah oui désolé j'avais pas vu smike
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
flashpack
Quartier Maître
Quartier Maître


Nombre de messages : 17
Localisation : Lille
Date d'inscription : 06/06/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Jeu 7 Juin - 20:03

Une bonne synthèse de la question qui à la mérite de poser les bases et ouvre la voie à des questions qui découlent de ce type d'armement :

Le choix des calibres, le nombre de pièces par tourelle, la durée de vie de celle ci (je pense à tous les problèmes que génère l'arrivée du Richelieu en 1943 à New York). La qualité des poudres explosives et leur instabilité en tout cas pour les navires de guerre du précédent conflit 14-18.

Enfin le post, mets l'accent sur l'importance de la qualité de l'équipage de sa formation au combat et de l'importance de la qualité des optiques.

Bref merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Melchior
Major
Major


Nombre de messages : 211
Age : 44
Localisation : Seine St Denis
Date d'inscription : 26/05/2007

MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Ven 8 Juin - 13:31

Oui, très bon post, qui éclaire beaucoup de choses. Maintenant je comprends certains choix de conception !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Dossier Technique] La tourelle.   Aujourd'hui à 20:39

Revenir en haut Aller en bas
 
[Dossier Technique] La tourelle.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dossier : Vekoma WDI Projet n°389 Steel Looper Custom MK-1200 (SMM2)
» Avis de marché - Le Vésinet (78) - Restauration de l'église Ste Marguerite - Lot 4 décors peints
» Comment Bien regler son moteur
» Mokita ou pas(kita!)
» BB 67000

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Axis & Allies Naval Miniatures :: La Taverne des copains d'abord-
Sauter vers: